Le début d’année reste relativement calme au niveau du jeu vidéo et de ses sorties. Comme toujours, j’aime vous partager des titres qui font un peu moins parler d’eux, comme ce sera le cas aujourd’hui avec The 9th Channel, un jeu d’horreur psychologique qui m’a laissé un peu dubitatif. Parlons-en ensemble…
Un cauchemar en vue
The 9th Channel est un survival-horror de type psychologique sorti le 30 janvier 2026 sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S. Le jeu a été développé presque entièrement par Saikat Deb Creations, un studio indépendant composé d’une seule personne, et édité par SOEDESCO.
Si le scénario du jeu peut s’avérer intéressant en se lançant en jeu, il n’en reste pas moins relativement classique. Ceci étant, l’une des forces du jeu réside bien évidemment dans ses différentes pressions auxquelles nous sommes confronté durant toute l’aventure. Le fait d’entendre des musiques flippantes, des voix lointaines, d’avoir une ambiance pesante et des frayeurs et sueurs froides au moindre mouvement, ça c’est l’horreur comme j’aime le jouer ! Et si on va plus loin dans la démarche, je dirais même que c’est comme ça qu’un vrai jeu d’horreur doit être réalisé.
Au fer et à mesure de votre progression dans l’univers du jeu, vous découvrirez que l’environnement vous entourant n’est nulle autre qu’une vallée isolée dans laquelle une expérience scientifique part en vrille totale. Oui, tout cela nous rappelle bien des jeux ayant déjà été réalisés par le passé, mais passons ce détail, ce qui va faire la différence ensuite, c’est vos choix et vos actions. Comme pour l’effet papillon et ses battements d’ailes, vos choix auront un impact considérable, chaque interaction pourra changer du tout au tout votre survie, donc prenez les bonnes décisions si vous voulez vivre.

Parlons des défauts du jeu
Bien sur, The 9th Channel ne fait pas exception à la règle en matière de jeu qui se veut sans défauts. Aussi, je trouve cela important que l’on en échange ensemble dès à présent.
Le premier point que je souhaite aborder à ce sujet concerne les différents ennemis que l’on peut croiser in game. Bien que ceux-ci restent tout particulièrement flippant, j’ai rarement croisé de mobs qui se retrouvent moins dangereux parce qu’ils se bloquent dans le décor, et cela ne m’est pas arrivé qu’une fois. C’est un peu dommage je dois dire, car forcément, la tension qui se dégage des affrontements est beaucoup moins importante.
Je reviendrais sur la part de gameplay qui m’a parfois vraiment frustré. Là où les jeux d’horreur contiennent généralement une touche permettant de se déplacer rapidement, ce jeu ne permet pas de se déplacer au plus vite, on croirait avoir en main une personne en difficulté pour se mouvoir, ce qui n’est clairement pas à notre avantage. De plus, le manque de possibilité concernant les options de personnalisation est assez rageant je dois bien l’accorder.
J’appuierais là aussi sur l’aspect visuel du jeu. Bien que le jeu soit vraiment prometteur au premier abord, certaines interactions entre les personnages pendant les cinématiques n’est pas sans nous rappeler ce qui se faisait vingt ans au préalable. Un clin d’oeil aux jeux d’époque? Pas forcément, mais je ne vais pas trop jeter la pierre sur une personne qui a développée seule ce jeu, rappelons-le.
Là où je dirais que le jeu manque d’un petit quelque chose qui a beaucoup de sens selon moi, c’est dans sa durée de vie. C’est vrai que la plupart des survival-horror ont ce défaut d’avoir une jouabilité courte, on ne va pas se le cacher, mais 5 heures pour arriver au terme de l’histoire, ça m’a un peu laissé sur ma faim, surtout sachant qu’un new game + n’existe pas, et qu’il faut reprendre l’histoire depuis le début, sans avoir d’aide particulière permettant de reprendre certains éléments de son stuff si on désire refaire le scénario.

Conclusion
Au final, The 9th Charnel ne révolutionne pas le genre, mais lui laisser sa chance serait de bon augure. Si vous aimez les univers dérangeants, malaisants et angoissants dans la veine d’un Outlast pour ne citer que lui, alors vous êtes au bon endroit. Laissez-vous guider par ce jeu qui surprend sans forcément être le banger du genre. Bien évidemment, le jeu est très ambitieux par son atmosphère et par son réalisme qui en font un pseudo-film tellement la réalisation est bonne, et je tiens tout particulièrement à féliciter l’équipe derrière le développement qui, comme je l’ai cité plus haut, est dotée d’une seule et unique personne, donc grand respect pour cela. Malgré des faiblesses principalement d’ordre narratif et des problèmes techniques, le jeu plaira aux plus curieux de l’horreur.
Ma Note : Déjà vu/20
| J’ai aimé | Je n’ai pas aimé |
| Découvrir ce nouveau jeu d’horreur… | … Sur des thèmes déjà connus du public. |
| L’ambiance très sombre et glauque qui s’en dégage. | Trop de problèmes techniques. |
| L’idée d’être dans un « jeu/film ». | Une narration un peu hachée. |
| Des effets sonores dérangeants. | Une durée de vie particulièrement courte. |
| Une tension semi-permanente qui ne laisse pas respirer. |

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