Je pense que vous le savez déjà à force de consulter le site, mais les jeux de simulation, c’est clairement ma tasse de café. Au petit déjeuner, au gouter, et même pour l’apéro, je ne m’en lasse pas. Avec la sortie de son nouveau DLC, retour dans le temps avec un jeu sorti en 2022, aka Police Simulator : Patrol Officers…
Devenez le chef de la ville
Police Simulator: Patrol Officers est un jeu de simulation policière développé par Aesir Interactive et édité par Astragon Entertainment. Il est sorti le 10 novembre 2022 sur Windows Microsoft, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X/S, et Nintendo Switch.
Lorsque l’on se jette sur un jeu pareil, dès les premières minutes, on se retrouve immergé dans le rôle qui nous est destiné : devenir un agent de police. Pas vraiment de phase d’attente trop longue, on vous propulse à votre première journée de patrouille en ville, vous indiquant par le biais de marqueur des interventions à réaliser. Vous aurez également la possibilité faire le tour de la ville pour contrôler par vous-même tout individu qui pourrait paraître suspect, pour vérifier que les véhicules stationnés respectent le protocole de stationnement… Faites respecter la loi si nécessaire. Plus vous réaliserez au mieux vos tâches, plus vous gagnerez en expérience, vous permettant ainsi de récolter des tâches plus complexes à réaliser. Attention ceci étant, si vous verbalisez à tort et à travers, cela impactera votre réputation, vous reléguant aux tâches les plus simples.
Vous commencerez dans le centre-ville, situé tout autour de votre commissariat. De là, diverses zones viendront à se libérer au fil de votre progression. Plus vous avancerez dans celle-ci, et plus vos interventions devront être rapides. N’hésitez pas à jouer des gyrophares pour vous frayer un chemin lors d’accident ou de votre sirène, histoire de gagner un maximum de temps et être en condition rapidement sur le terrain.
Sur le papier, le jeu nous promet de s’éclater assez rapidement, et de faire en sorte de devenir le meilleur des policiers en présentant son badge à tout bout de champ. Ceci étant, l’intelligence artificielle n’est pas forcément la plus adaptée, et les interventions vont parfois s’avérées houleuses. Quelle n’a pas été ma surprise lorsque, voulant interpeler un véhicule, ce dernier me contourne, mais sans forcément que cela aboutisse à un délit de fuite. Cela dit, lorsque vous contrôlez les PNJ à pied, tous s’arrêtent systématiquement, et le mode « intuition » peut vous aider à appréhender les personnes à mettre sous les barreaux, voir vous aider à résoudre au mieux vos enquêtes en cours.

La loi, c’est moi
Si on doit se pencher sur la partie graphique du jeu, le visuel ne casse (parfois) pas deux pattes à un canard. J’ai effectué ce test sur PlayStation 5, et si je dois être parfaitement honnête, je pense que j’aurais pu le faire tourner sur la PlayStation 3 sans problème. Ce qui m’a dérangé, c’est que le changement de lieu, lorsque l’on sort du commissariat pour se retrouver en ville, nous donne lieu à une palette graphique immonde durant la phase de transition. Malgré cela, les équipements, les tenues, les véhicules, sont plutôt bien respectés pour le coup.
Bon, je tiens à préciser un point quand même par rapport à ce jeu. Si vous êtes un gros amateur de triple A, que vous cherchez un jeu où l’action est au coeur de ce dernier avec des tirs dans tous les sens, des courses poursuites déchaînées, passez votre chemin, ce jeu n’est clairement pas fait pour vous. Ici, il sera question de bon sens, de faire régner la loi correctement sans être un corrompu fini, et de remettre son uniforme au placard une fois la journée terminée pour boire un petit café avec sa femme et câliner son chien (façon de parler bien entendu).
Si vous vous attendez à être sur un jeu de Nextgen ultra performant, vous risquez d’être déçu sachez-le. Comme je l’indiquais précédemment, on est loin du jeu aux performances inégalées, pouvant se retrouver en face à face avec un Death Stranding par exemple.

Conclusion
Au final, Police Simulator: Patrol Officers parvient à imposer une atmosphère crédible de patrouille urbaine, d’interventions et de vie de quartier, avec des ambitions louables. Il ne réinvente pas la roue, mais il vous glisse derrière le volant d’une voiture de police, le gyrophare allumé, l’oreillette dans l’oreille : et ça, c’est déjà rare. Les défauts sont présents, mais pour qui accepte une simulation posée, plutôt calme, c’est une vitrine intéressante du métier, dans un format ludique.
En résumé : un jeu qui se mérite, avec ses effets de sirène, ses contraventions et ses patrouilles entre les grains de bitume de Brighton. Une immersion assez convaincante — à condition de ne pas attendre du grand spectacle hollywoodien mais plutôt une simulation tenue.
Ma Note : 15/20
| J’ai aimé | Je n’ai pas aimé |
| Faire régner l’ordre dans la ville. | Une prise en main des véhicules un peu anarchique. |
| Les différentes interactions de contravention. | Graphiquement pas très poussé. |
| La montée en compétence du personnage. | Système de progression assez lent. |
| Le laps de temps très court pour intervenir. | |
| Les différents types de véhicule d’intervention. |

Laisser un commentaire