Ça y est , les livraisons FedEx revoient le jour. Trêve de plaisanterie , Hideo Kojima revient en force avec la suite du premier volet de Death Stranding qui avait marqué les esprits par son histoire et sa réalisation. Est-ce que le second est aussi bon que le premier ? Réponse …
L’enfant a grandit
Death Stranding 2: On the Beach est un jeu vidéo développé par Kojima Productions et édité par Sony Interactive Entertainment, sorti le 26 juin 2025 en exclusivité sur PlayStation 5. Il s’agit de la suite du jeu Death Stranding sorti en 2019.
L’histoire de Death Stranding 2 se déroule onze mois après les évènements du premier opus. On y retrouve Sam Porter Bridges (Norman Reedus), accompagné de Lou qui s’est bien évidemment développé. La cohabitation entre nos deux personnages à l’air de se dérouler dans les meilleures conditions, en témoignent les diverses photos que l’on retrouve dans le logement de Sam. Alors que tout semble se dérouler au mieux dans cette nouvelle vie, Sam sera contraint d’opérer de nouveau pour reconnecter les survivants encore en vie, ralliant ainsi le réseau chiral au Mexique et à l’Australie.
Petite parenthèse avant de continuer à vous développer mon ressenti sur ce jeu, mais quel régal de retrouver une si belle brochette d’acteurs et actrices sur ce type de réalisation. Léa Seydoux et Norman Reedus font un travail monumental, Elle Fanning est au rendez-vous, et des apparitions tel que George Miller sont à prendre en compte.
Dans ce nouvel opus post-apocalyptique, Hideo Kojima cherche à exploiter des thèmes toujours plus profonds qu’il n’y parait. Les personnages de Lou, Sam ou Fragile seront confrontés aux relations entre les humains (bonnes comme mauvaises), à l’appartenance d’un groupe mais aussi à la parentalité. Comme ont pu le faire d’autres jeux cinématographiques avant celui-ci, l’aventure de nos héros sera surmenée de scènes poignantes, de moments forts en émotions, parfois sombres et malsaines, mais toujours dans le but de nous faire vivre une expérience unique.
Bien que l’œuvre de Kojima a été gravée dans le marbre par le scénario du premier opus, j’ai trouvé que le second volet était riche et dense dans son histoire, mais un peu trop brouillon par moment. Certains événements de l’histoire se manifestent tardivement, ce qui a pour effet de parfois être décourageant et laissant penser que la narration se veut lourde par moments.
Maintenant que le cadre est posé, posons le regard sur les parties qui seront les plus relatives à notre test : les points forts et les points faibles.

De belles performances à souligner
Là où le développement du jeu est très bon, c’est bien évidemment dans sa qualité graphique soignée. Visuellement, esthétiquement ou encore techniquement, il n’y a rien à redire. Le jeu n’a jamais crashé une seule fois lors de ma prise en main, ce qui est à noter car Dieu seul sait le nombre de jeux qui crashent ces temps ci sur PlayStation 5 malheureusement.
Les moyens ont vraiment été mis en oeuvre pour que le joueur puisse profiter de son aventure dans des conditions optimales, avec une bande-son d’une richesse incroyable, hyper dynamique, renforçant ainsi les diverses scènes du jeu, aussi bien dans les cinématiques que dans l’action en elle-même. Et vu que l’on parle sonorisation, merci aux comédiens de doublage français qui ont fait un travail titanesque.
Soulignons qu’un effort a également été travaillé sur le véhicule de Sam. En effet, vous aurez la possibilité de chérir ce dernier, en lui montant une tourelles, en personnalisant son intérieur, et c’est tout à fait appréciable. Notons également que les arbres de compétences auront une place de choix dans l’avancée de votre personnage, et les combats seront aussi intéressants, avec la possibilité d’être aussi bien dans la furtivité que dans l’engagement de soi.

Quelques lacunes à revoir
On ne va pas se mentir, sur ce jeu, Kojima a fait du Kojima. Là où le premier opus se voulait à la portée de tous les joueurs, ce second est parfois lourd dans ses échanges entre personnages, voir sur des monologues interminables. De ce que j’ai pu lire sur internet, c’est un style qui divise la communauté qui avait été créée jusqu’ici, et qui ne plaît pas toujours donc.
Pour ce qui en est des missions, ne tournons pas autour du pot, on est toujours dans cet aspect de livreur qui faisait beaucoup parler dans le premier jeu. Alors oui, c’est marrant pour quelques missions, mais une diversité supplémentaire n’aurait pas été déplaisant. D’autant plus que, vous vous en rendez compte très vite, la difficulté, que vous ne pouvez pas choisir, est d’une simplicité enfantine et ne vous récompense que très peu, ce qui ne donne pas forcément l’envie d’exploiter ce type de quêtes à mon goût.
Autre chose dont j’aimerais parler également, un mode multijoueur est présent sur ce volet. Alors ok, je comprends que l’on essaie de rapprocher les joueurs pour qu’ils partagent un moment ensemble, mais pas de cette manière. Ce mode dépend encore trop des contributions communautaires pour être autosuffisant à ce jour.

Conclusion
En somme, Death Stranding 2 : On The Beach est un bon jeu mais ne frôle pas non plus l’excellence comme a pu l’être le premier voler qui apporté une note révolutionnaire. Le jeu s’adresse principalement aux amateurs du genre Kojima, et les personnes découvrant la licence n’auront pas à se procurer le premier (bien que c’est quand même ma recommandation), car un résumé de l’histoire du jeu initial sera proposée avant de vous lancer. Libre à vous de choisir si vous souhaitez vous lancer dessus, personnellement, je ne le ferais pas une seconde fois.
Ma note : 14/20
| J’ai aimé | Je n’ai pas aimé |
| Retrouver Norman Reedus, Lea Seydoux et les autres acteurs sur cette licence. | Un scénario qui se veut parfois brouillon avec des évènements arrivant (parfois) trop tard. |
| La beauté des paysages et du jeu en lui-même. | La lenteur des déplacements… |
| La personnalisation du véhicule. | Pas fan du mode multijoueur. |
| La bande son dingue et le doublage français. | Redondance dans le gameplay. |
| Les diverses phases émotionnelles vécues. |

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