Lecture : Hinatsuba, celle qui maniait le sabre

Alors que le monde du manga sort des volumes chaque jour, la maison d’édition Petit à Petit nous propose de découvrir quelques mangas un peu différents de ce que l’on a l’habitude d’avoir sous la main. Partons à la découverte de Hinatsuba, celle qui maniait le sabre…

Historique et original

Hinatsuba, celle qui maniait le sabre est un manga scénarisé et dessiné par Kôichi Masahara. La maison d’édition Petit à Petit s’occupe de sa distribution en France. Le livre est proposé au montant de 12,90€ pour 296 pages , dont 280 représentant la partie manga, alors que les 16 dernières pages intègrent une partie documentaire. De vous à moi, une fois le tome en main, on se dit que le montant est plus que correcte par rapport à son contenu.


Ce one‑shot se déroule dans le Japon de l’ère Edo, au tournant du XIXᵉ siècle. Le pays ouvre doucement ses portes, ce qui engendre de nombreuses interrogations au sein du peuple et de son gouvernement d’époque. Le récit suit Suzu, fille unique d’un maître d’armes, élève prodige au dôjô familial. Cette dernière est une amoureuse du combat au sabre, ne tenant pas compte de sa féminité, comptant devenir la meilleure dans sa discipline.

Ce qui va nous intéresser tout au long du manga, ce sera cette partie de remise en question que vivront Suzu et les différents personnages qu’elle croisera, ou/et avec qui elle passera une partie de son temps. Les échanges remettent les protagonistes en question, et l’évolution du Japon pendant cette période historique à une place très importante.

Sur ce seul personnage, Suzu incarne courage, détermination et introspection. À une époque où les thèmes du questionnement de soi et de l’introspection des genres sont toujours actuels, son histoire résonne profondément.

Au-delà du personnage de Suzu, bien des personnages seront mis en avant, lui mentionnant que l’amour est possible même si l’on rejette sa féminité, que la vie à cette époque n’était pas évidente et que la pauvreté touchée une grosse partie du pays, au point que certaines femmes étaient obligées de se prostituer pour vivre ou tenir des bars tout en redoutant les fréquentations de celles-ci.

L’auteur a fait le choix de développer une histoire forte et émouvante se déroulant il y a plus de deux siècles, mais n’importe qui peut y jeter son dévolu. Malgré tout, je recommanderais quand même que les personnes appréciant la lecture de manga historique soient celles qui seraient le plus amener à comprendre au mieux les lignes de Kôichi Masahara.

Les 16 dernières pages du livre, comme je le mentionnais plus haut, sont vraiment très riches en apprentissage. Place de la femme au Japon d’époque, le rôle du samurai, et bien d’autres informations vous seront communiquées.

En somme, Hinatsuba, celle qui maniait le sabre est un one‑shot intelligent, humble mais fort, qui donne envie de découvrir non seulement une héroïne atypique, mais aussi une période charnière du Japon, tout en posant des réflexions durables sur le genre, l’autonomie et l’histoire. À découvrir et à recommander sans hésiter.

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